Ma page sur les OVNI et EXTRA-TERRESTRES
les vrai MIB Une Autopsie
Le Myst�re des Hommes en noir



Depuis la fin des ann�es 50, on a recens� plus de 30 cas de visites aux USA d'hommes habill�s de noir qui tent�rent d'impressionner des t�moins ou des chercheurs d'OVNI.

Le plus souvent par groupes de trois, certains se font passer pour des t�moins d'apparitions d'OVNI, d'autres intimident leurs victimes en les mena�ant de leur faire subir des repr�sailles corporelles si elles continuent de parler de leurs observations. Certains s'expriment avec un accent et leur langage est tant�t extr�mement soign�, tant�t ridicule, car utilisant un argot des s�ries B am�ricaines d'autrefois. Ils ont tous en commun un costume noir, une cravate noire, et une chemise d'une blancheur irr�elle. La plupart seraient plut�t basan�s, souvent avec des yeux brid�s, d'autres ont le teint tr�s p�le. D'apr�s les t�moignages, les hommes en noir se comportent comme des robots d�nu�s de sentiment, leur �locution est m�canique et ils font preuve d'une grande perplexit� devant certains objets aussi banals que des stylos � billes ou des couverts.

L'un des t�moins, le docteur Herbert Hopkins, qui travaillait en 1976 comme hypnotiste conseil sur un cas d'abduction dans le Maine, d�crit ainsi son visiteur : "L'homme n'avait aucun poil - chauve, sans cils, ni sourcils, (...), il ressemblait � un croque-mort"

L'opinion la plus courante est qu'il s'agit soit de plaisanteries soit des cons�quences psychyatriques du choc dues � une observation d'OVNI.

D'autres voient dans ces hommes en noirs, dont la s�rie X-Files a utilis� la l�gende dans un de ses �pisodes, des agents du gouvernement am�ricains qui se feraient passer pour des extraterrestres d�guis�s. Leur mission serait d'intimider les t�moins et donc d'�touffer certaines des affaires les plus compromettantes...

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Depuis un an, un film montrant la soi-disant autopsie d'un extra-terrestre, que l'on affirme avoir �t� tourn� en 1947, fait le tour du monde. Les cha�nes de t�l�vision de plus de 25 pays en ont achet� les droits � prix d'or, et chaque diffusion s'accompagne de d�bats passionn�s sur son authenticit�. Et le plus �tonnant, c'est que dans ces d�bats, les plus sceptiques sont souvent... les experts en OVNI.

Pour Christian Page, l'un des principaux chercheurs qu�b�cois en ufologie -de l'acronyme anglais UFO: Unidentified Flying Objects- le constat est clair: "ce film cause un tort consid�rable � l'ufologie". L'attention du public, d�plore-t-il, se trouve fix�e sur un document qui n'a aucune valeur, et qui contribuera � tourner un peu plus en ridicule une discipline � laquelle il tente depuis 10 ans d'insuffler une certaine rigueur.

Il est certain qu'� travers le monde, les associations locales de sceptiques s'en sont donn�es � coeur joie: rarement un "document" aura-t-il pr�t� autant le flanc � la critique. Les sceptiques du Qu�bec y ont consacr� la semaine derni�re une soir�e, au cours de laquelle le journaliste scientifique Claude Lafleur a descendu le film en flammes, et d�coch� quelques fl�ches aux r�seaux de t�l�vision: Fox, en particulier, aurait pay�, en ao�t 95, au moins 2 millions $ pour pouvoir diffuser ce film en exclusivit� aux Etats-Unis, et ce "dans le cadre d'une �mission pseudo-sceptique. L'animateur n'arr�tait pas de nous dire, "attention, on ne sait pas si ce document est vrai; on vous laisse juge". Mais tous les t�moignages qui accompagnaient le film �taient des t�moignages positifs!"

Le film provient d'un producteur britannique, Ray Santilli, qui pr�tend l'avoir achet� � un ancien cin�aste de l'arm�e am�ricaine. Il s'agit d'un document noir et blanc de 17 minutes compos�, selon Santilli, de plusieurs bobines 16 mm. La qualit� varie de moyenne � m�diocre. On y voit deux m�decins portant des masques -rendant toute identification impossible- pratiquer une autopsie sur un �tre de petite taille, � la t�te et au ventre disproportionn�s, au sexe ind�fini, et sans blessure apparente, hormis une plaie b�ante � la jambe. Ce cadavre aurait �t� retrouv�, avec d'autres, dans les restes d'un engin �cras� pr�s de Roswell, au Nouveau-Mexique, en 1947.

L'affaire Roswell

Plusieurs versions circulent, mais tout le monde s'entend � peu pr�s sur ce qui suit: le 7 juillet 1947, un nomm� Mac Brazel se pr�sente chez le sh�rif de Roswell avec des d�bris d'origine inconnue ramass�s pr�s de son ranch. Soup�onnant qu'il pourrait s'agir d'un engin militaire, le sh�rif pr�vient la base la plus proche. Deux officiers, dont le major Jesse Marcel, se pr�sentent chez Mac Brazel.

Le 8 juillet, un journal local, s'appuyant sur un communiqu� des militaires, annonce que ceux-ci ont ramass� les restes d'une "soucoupe volante". L'expression �tait � cette �poque sur toutes les l�vres: le 25 juin, un journaliste am�ricain l'avait utilis�e pour d�crire les objets qu'un homme d'affaires, Kenneth Arnold, disait avoir aper�u depuis son avion. Et dans les jours qui avaient suivi, les r�cits de "soucoupes volantes" s'�taient multipli�s aux quatre coins des Etats-Unis.

Dans l'apr�s-midi, l'arm�e d�ment la version du Roswell Daily Record et affirme que les d�bris sont plut�t ceux d'un ballon-m�t�o. Un photographe de presse vient prendre des photos des d�bris. La nouvelle version est publi�e, et l'affaire en reste l�.

Et elle tombe dans l'oubli. Aussi incroyable que cela semble aujourd'hui, les ufologues ne s'int�resseront pratiquement pas � cette histoire au cours des 30 ann�es suivantes, parce qu'ils la jugeaient trop peu cr�dible.

C'est le livre Le myst�re de Roswell, en 1980, qui lance "l'affaire Roswell". S'appuyant sur le t�moignage du major Marcel, les auteurs affirment qu'une soucoupe volante s'est bel et bien �cras�e � la mi-juin 1947. Une soucoupe, mais pas d'occupants: la majorit� des t�moins, en 1980, ne parlent alors pas de cadavres.

C'est ce qu'il y a de particulier avec l'affaire Roswell, juge Claude Lafleur: "plus le temps passe, plus le cas se complique, grossit, devient de plus en plus myst�rieux."

De fait, en 1991, dans UFO Crash at Roswell, Don Schmitt et Kevin Randle vont plus loin: il y avait quatre cadavres et plusieurs personnes peuvent en t�moigner, affirment-ils. En 1992, avec Crash at Corona, le bilan passe � deux soucoupes, sept cadavres et un survivant!

Des �quipes de France, de Grande-Bretagne et d'Australie viennent tourner des documentaires; les conf�renciers se multiplient; le duo Schmitt-Randle publie un second ouvrage. Et l�-dessus, au d�but de 1995, on commence � entendre parler d'un film de l'autopsie.

Des images floues

Les arguments des sceptiques sont connus: des experts en effets sp�ciaux affirment pouvoir produire un mannequin semblable � ce qu'on voit dans le film; des m�decins font remarquer que les prises de vue deviennent floues, ou qu'une coupure se produit, chaque fois que la cam�ra s'appr�te � montrer quelque chose de m�dicalement int�ressant -les organes internes, ou l'ouverture de la bo�te cr�nienne. Le chirurgien Joseph A. Bauer, de Cleveland, auteur d'un article qui d�compose le film point par point, fait remarquer que les ciseaux chirurgicaux ne doivent jamais �tre tenus par le pouce et l'index; qu'une dissection doit comporter des �tapes d'�pongement et d'irrigation des tissus; et que toute autopsie n�cessite des pr�cautions �l�mentaires en vue de la pr�servation des organes ou de la recherche de maladies. Rien de tel ici: "une autopsie ainsi b�cl�e aurait d�truit une chance en or d'en apprendre davantage sur cet organisme".

Et peut-on imaginer un vaisseau spatial qui se briserait en mille morceaux... mais dont l'occupant n'aurait qu'une blessure � la jambe?

Pour Christian Page, les arguments-clefs sont toutefois ailleurs. "Il faut voir la fa�on dont le film circule. Tout cela manque tellement de transparence, et il y a tellement eu de mensonges qu'on se doit d'�tre sceptique, voire de rejeter ce film."

On a fait par exemple grand cas d'une analyse de Kodak qui aurait permis de confirmer l'�ge du document. Or, v�rification faite, tout ce que Ray Santilli a fait analyser, c'est l'amorce du film -ce petit bout de bobine o� il n'y a pas d'image. Nul n'a jamais vu le film original.

Le tout fait aussi penser � un habile plan de marketing. On distribue d'abord au compte-goutte certaines images, en mars 95. Des s�ances de visionnement sont organis�es pour des auditoires choisis d'ufologues et de journalistes. L'int�r�t ainsi cr��, on vend le tout simultan�ment, en ao�t, � plusieurs cha�nes de t�l�, chacune obtenant l'exclusivit� chez elle. Les observateurs �valuent � 5 millions$ les gains de Santilli et de ses associ�s. Chez nous, TVA aurait pay� 25 000$.

Petit d�tail, fait remarquer Christian Page: si ce que raconte Santilli est vrai, alors le v�ritable propri�taire du film serait toujours l'arm�e am�ricaine, et Santilli n'aurait aucun droit sur cette vente...

Il faut souligner que Christian Page n'a pas attendu le film pour manifester sa prudence. D�s 1991, le pr�sident de l'OCIPE (Organisation de compilation et d'information sur les ph�nom�nes �tranges) d�molissait les histoires d'�crasement d'OVNI -une dizaine depuis 1947. Il d�crivait l'ouvrage Schmitt-Randle comme "un exercice aussi inutile qu'ennuyant", et se gaussait de leurs "preuves": d�bris m�talliques, papier d'aluminium, b�tonnets de bois, ruban adh�sif... Dr�le de technologie pour un engin capable de voyager entre les �toiles!

Mais l'histoire n'est peut-�tre pas termin�e: des rumeurs veulent que Santilli ait en main un second film, montrant une autre autopsie, et le chargement de d�bris sur un camion.

Aux �tats-Unis, le r�seau Fox a r�ussi � faire, l'automne dernier, pas moins de trois �missions sp�ciales d'une heure � partir du petit film de 17 minutes. On imagine d�j� le directeur de la programmation se frottant les mains � l'id�e d'un second film!

Sans oublier les habitants de la petite ville de Roswell, eux qui accueilleront, en juin, un Festival international de l'OVNI, et qui offrent d�j� aux touristes non pas un, mais deux "mus�es de l'extra-terrestre"...


 
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